samedi 26 mars 2016

AUDIO : Comment sauver la presse sénégalaise

« Il faut réinventer le modèle économique de la presse ». C’est le remède proposé par Cheikh Thiam, directeur général et directeur de la publication du quotidien Le Soleil. Il s’est exprimé lors d’un carrefour d’actualité du Cesti dont le thème était "Entreprises de presse au Sénégal : difficultés et perspectives". Dans une logique de diagnostic sans complaisance, M. Thiam, économiste de formation, a passé au peigne fin les difficultés protéiformes auxquelles fait face la presse sénégalaise. Extrait.

jeudi 3 mars 2016

Référendum du 20 mars prochain : le Sénégal ne doit pas rater le train de l’histoire



Dans dix-sept jours exactement, les Sénégalais devront répondre à l’appel des urnes. Cette fois-ci non pas pour élire leur président ni leurs représentants mais pour  se prononcer sur un amendement de la Constitution, la charte fondamentale. Depuis l’avis ou la décision (c’est selon) du Conseil constitutionnel, les langues se délient et la polémique est allée crescendo. La mouvance présidentielle, l’opposition voire les mouvements citoyens investissent l’espace public pour convaincre ou dissuader. La « campagne électorale » bat son plein sur toute l’étendue du territoire national.
Après une minutieuse lecture du texte définitif  du référendum, il semble clair que certains propos avancés par-ci par-là, procèdent d’un désir de manipulation. Des intérêts crypto-personnels guident, à l’évidence, certaines personnes enclines à mener en bateau le peuple. Ces nihilistes aux arguments bancals prônent le boycott pur et simple ou invitent la population à voter « Non ». « L’esprit ne doit jamais obéissance. Une preuve de géométrie suffit à le faire voir ; car si vous la croyez sur parole, vous êtes un sot », dixit le philosophe Alain.
Pour une frange de la société dont les politiciens assoiffés de pouvoir, le « non respect » de l’engagement du Président de la République quant à l’application du quinquennat au mandat en cours, suffit pour priver le Sénégal de nouvelles dispositions constitutionnelles consolidantes notamment les articles 4, 27, 58 et 85. Haro ! L’intérêt supérieur de la nation doit primer sur tout. En l’espèce, les modifications apportées à la Constitution du 22 janvier 2001 ne doivent être rejetées sous prétexte que le Président Macky Sall n’a point tenu sa promesse. L’enjeu de ce référendum surpasse, et de loin, les deux années de plus du mandat présidentiel en cours.
Certes, la décision du Conseil constitutionnel a été un coup de massue pour une kyrielle de concitoyens mais cette page doit, inéluctablement, être tournée car le chef de l’État est allé jusqu’au bout de sa logique. Contrairement à son prédécesseur Me Abdoulaye Wade qui s’était publiquement dédit, la ferme volonté de M. Macky Sall a buté sur l’opposition des cinq sages, garants de la Constitution. Plus que jamais, il appartient au peuple de trancher le débat. Pour cela, il doit, autant que possible, maîtriser les tenants et les aboutissants du projet de réforme constitutionnelle.    

jeudi 25 février 2016

AUDIO : Un engagement citoyen pour la protection de l'environnement

« Des râteaux aux pelles mécaniques », c’est le titre de l’exposé de Mbacké SECK, président de l’ASC Yarakh lors du symposium sur « l’environnement et le développement durable au Sénégal » tenu au Cesti. M. SECK a, d’abord, présenté l’état hideux de la baie de Hann non sans situer les responsabilités. Il a, ensuite, émis des réserves quant à la pertinence d’ériger l’arène nationale sur le site du Technopole. Enfin, il a fustigé l’option des centrales à charbon prise par l’État du Sénégal pour l’atteinte de l’autosuffisance énergétique.

AUDIO : la transparence dans la gestion des ressources minières : un impératif pour le Sénégal

Les « Dossiers de la bonne gouvernance » sont une production écrite du Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti) en partenariat avec l’ONG Oxfam. Dans le cadre de la cérémonie de lancement du troisième numéro dont le champ d’études est la région aurifère de Kédougou, Elimane KANE, responsable du programme « gouvernance » d’Oxfam s’est prononcé sur l’importance de l’information relative à la gestion des ressources minières.

mardi 9 février 2016

AUDIO : atténuation et adaptation, des réponses face au réchauffement climatique

D’ordinaire, au mois de février, les températures sont relativement basses au Sénégal. 2015 a été déclarée l’année la plus chaude de l’histoire moderne par l’Agence océanique et atmosphérique américaine (National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA) et l’Agence spatiale américaine (National Aeronautics and Space Administration, NASA). Le moins que l’on puisse dire c’est que 2016 est bien partie pour battre ce record. C’est dans ce contexte de dérèglement climatique très prononcé que Jean-Claude Marut, Géographe a animé, au Cesti, une conférence axée sur le thème "Réchauffement climatique et développement durable : du global au local ".

dimanche 24 janvier 2016

AUDIO : le système LMD

Pour plus d’efficience, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a signé, avec l’État du Sénégal, un contrat de performance (2012 - 2016). L’Ucad s’est alors fixée cinq objectifs à atteindre : l’amélioration de l’efficacité interne, l’utilisation des technologies de l’information dans les stratégies pédagogiques, le renforcement des liens avec le monde du travail, l’amélioration de la qualité de l’enseignement et l’amélioration de la qualité de la gouvernance. Dans ce cadre, le Bureau d’Information et d’Aide à l’Orientation (BIAO) a été créé. La structure qui travaille en synergie avec les directions de l’Ucad, organise ainsi des séances d’informations dans les facultés, écoles et instituts de l’université. Au Cesti, Mansour THIAW de la Direction des Affaires Pédagogiques, a disséqué le système LMD (Licence – Master - Doctorat).

lundi 18 janvier 2016

Projet de révision constitutionnelle au Sénégal : une consolidation de la démocratie en perspective



Macky SALL, Président de la République du Sénégal
Sous nos tropiques, la flexibilité de moult constitutions, a hélas causé des crises abyssales. Du Sénégal d’Abdoulaye Wade au Burundi de Pierre Nkurunziza en passant par le Burkina Faso de Blaise Compaoré, le renouvellement des mandats présidentiels est une sempiternelle équation en Afrique. A l’approche de la joute présidentielle, il n’est pas rare de voir un président sortant mis hors jeu par la Constitution, tripatouiller celle-ci pour se représenter. Ce stratagème de véreux hommes politiques a déstabilisé bien des pays qui ont sombré dans le chaos.
Au Sénégal, avec le nouveau projet de révision de la Constitution, ce problème pourrait être qu’un vieux souvenir. En effet, Macky SALL, le président de la République vient de donner corps à une promesse électorale : réduire de sept à cinq ans le mandat présidentiel et le verrouiller à deux mandats successifs. Dans le titre 3 dudit projet intitulé Du Président de la République, il est stipulé que : « L’article 27 de la Constitution est modifié pour restaurer le quinquennat et rendre impossible l’exercice par le Président de la République de plus de deux mandats consécutifs. Il est, en outre, indiqué que cet article ne pourra faire l’objet de révision. Relativement aux conditions d’éligibilité à la Présidence de la République, l’article 28 de la Constitution limite l’âge maximum du candidat à 75 ans au plus le jour du scrutin. »
Ce projet de révision constitutionnelle apporte une double innovation. La première a trait aux deux mandats de cinq non renouvelables et la seconde réside dans l’intangibilité de cette disposition car point de place pour une retouche taillée sur mesure pour un candidat.
Une fois validée par le peuple souverain, la nouvelle constitution va sonner le glas d’une époque et aligner le Sénégal sur les standards internationaux en termes de démocratie.