jeudi 10 avril 2014

VIDEO: Appartement 221 avec Cheikh Yérim Seck

Le journaliste Cheikh Yérim Seck, libre à la suite de sa libération conditionnelle se prononce en exclusivité sur la Sen TV.
Invité de l'émission Appartement 221 présentée par Maty 3 pommes, Cheikh Yérim s'est exprimé sur son incarcération qui a duré plus d'un an.

lundi 7 avril 2014

"Les artistes doivent se produire en spectacle pour combler le vide créé..."



O.V. K. U
Au Sénégal, ils sont de plus en plus nombreux ces jeunes qui se lancent dans la musique. Yoff, une localité située dans la capitale sénégalaise ne déroge pas à la règle et voit des groupes de rap foisonner. O. V. K. U est l'un d'entre-eux. Constitué de trois membres, ce groupe de rap a du talent à revendre. A cœur ouvert avec des "hip-hopeurs" pleins d'ambitions.


Que signifie O.V.K.U ?
Littéralement, O.V.K.U signifie One Vision Kings Up.

Comment ce groupe a vu le jour ?
En fait, c’est la fusion de deux groupes de rap à savoir One Vision et Kings Up qui a donné naissance au groupe O.V.K.U. M-one avait formé son groupe nommé One Vision mais il était seul et Kings Up était composé de Da Offishal et de Lick King, alors on s’est dit pourquoi ne pas créer un groupe.

Pourquoi avez-vous choisi ce nom pour votre groupe ?
Comme on l’a dit tantôt, étant donné qu’on a fusionné les deux groupes, plutôt que de choisir un autre nom, nous avons préféré fusionner les noms des deux groupes. C’est ce qui a donné O.V.K.U. Le nom du groupe reflète en quelque sorte notre savoir-faire et notre personnalité.

Qui sont les membres du groupe ?
Précisons d’emblée qu’O.V.K.U est plus qu’un groupe, c’est une collaboration d’artistes qui ont des objectifs communs à savoir la création d’un label, d’une maison de production etc.
Présentement, nous sommes au nombre de trois (Da Offishal, M-one et Lick King). Nous sommes artistes, compositeurs et interprètes mais nous n’excluons pas la possibilité d’élargir le groupe.

Comment vous vous êtes rencontrés ?
La création du groupe a été quelque chose d’instantané du moment que sans le savoir, nous avions quelque chose en commun à savoir l’amour du rap. On a commencé à écrire des textes de rap dès le secondaire mais de façon individuelle dans la mesure où chacun de nous méconnaissez ce que faisais l’autre.
(Lick King)_Tout est parti de la sortie du premier track de M-one intitulé It’s the time en 2012. Après avoir écouté ce son, ça m’a plu et je me suis dit qu’il fallait que je fasse un duo avec lui. Avant même qu’on ne le fasse, il a sorti un deuxième track intitulé war broke. Par la suite, on a fait ensemble un son en intitulé go get it. A ce moment précis, le groupe n’était pas encore formé. C’est ainsi que Da Offishal est venu nous proposer de reprendre le titre go get it mais au lieu de faire cela, nous avions fait un son intitulé O.V.K.U. C’est le déclic qui nous a amené à créer le groupe en 2013. Cependant, nous nous connaissions depuis l’école secondaire car ayant été dans la même école à savoir les Cours Privés Mame Abdou Dabakh.

Combien de chansons avez-vous à votre actif ?
Présentement, le groupe a à son actif quatre chansons que sont go get it, O.V.K.U, all we do is rap, rappers rap.

Quels sont généralement les thèmes que vous abordez ?
Présentement, nos sons portent plus sur le rêve, le virtuel, le fun, la réussite. Mais nous projetons de faire des sons qui portent sur d’autres thèmes de la vie au quotidien.

Ne pensez-vous pas que le fait de « rapper » en anglais dans un pays francophone constitue un obstacle pour vous ?
Non ! Ce n’est pas un obstacle. Comme on l’a mentionné sur notre page facebook, nous voulons exporter le rap sénégalais et pour ce faire l’anglais est incontournable car étant la langue la plus parlée au monde. De plus, en toute humilité, nous maitrisons plus ou moins l’anglais et cela influe positivement sur notre façon d’écrire avec notamment le choix de mots significatifs.

En procédant de la sorte, est-ce que vous n’excluez pas le marché local ?
Non ! Nous n’excluons pas le marché local mais nous voulons faire du rap qui transcende les frontières. En d’autres termes, nous voulons que notre rap soit international, c’est ce qui explique le choix de l’anglais, une langue internationale étant donné que le wolof ne dépasse pas les frontières sénégalaises. Certains rappeurs disent que le rap sénégalais, de nos jours, est bien connu sur le plan international mais tel n’est pas hélas le cas.

Excluez-vous la possibilité de « rapper » un jour en français voire en wolof ?
Nous envisageons bel et bien de faire des sons en français ou en wolof. Cela dépendra de l’attente de notre public et des moyens dont nous disposons. On prépare présentement un mixtape dans lequel, il y aura des sons qui intégreront à la fois le wolof et le français. Pour rappel, la particularité de notre groupe est le fait que nous « rappons » en anglais mais on peut être tenté de chanter dans toutes les langues même en lingala. 
  
A quand la sortie d’un album ?
On n’y pense pas pour le moment. Présentement, nous nous focalisons sur la préparation de notre mixtape consistant à faire de nos sons les plus écoutés des tubes. Pour le moment, nous ne pouvons pas donner le nombre exact de sons qui sera contenu dans ce mixtape mais il y aura de nouveaux sons.

Comment expliquez-vous l’émergence du rap à Yoff ?
Nous saluons le fait qu’il ait actuellement de nombreux groupes de rap à Yoff mais cela ne signifie pas forcément que le rap marche comme il se doit au plan communal. Pour ce faire, il faudra que la localité se fasse connaitre par son style de rap et par la présence de groupes ayant une renommée nationale. Cela fait défaut à Yoff qu’on le veuille ou non. Ça peut s’expliquer par le fait que les rappeurs yoffois soient réfractaires aux collaborations. On assimile le rap aux navétanes, à une compétition où chacun cherche à tirer son épingle du jeu. Ce qui ne devrait pas être le cas.
A Sacré-Cœur par exemple, il y a une collaboration entre des rappeurs locaux et ceux venant d’autres horizons portant le nom de zone rouge qui cartonne et arrive à se faire connaitre du grand public. C’est cette synergie des forces qui nous manque.
Certes, la concurrence entre les différents groupes de la localité est normale mais cela ne doit pas pousser les gens à se recroqueviller sur eux car le rap a dépassé ce stade.  Cette concurrence doit être saine et doit porter essentiellement sur la qualité des sons, sur les textes, sur les flows... En d’autres termes, que tous les groupes essayent de se surpasser pour donner le meilleur d’eux-mêmes au lieu de se jalouser.
De plus, nous pensons qu’il n’y a pas d’émergence du rap à Yoff dans la mesure où le culte de l’effort n’est pas assez ancré chez les rappeurs yoffois. Les gens se précipitent pour sortir des sons alors qu’ils devraient au préalable prendre le temps d’étudier le rap comme on a eu à le faire. Il y a un travail de documentation qui fait défaut et certains font une mauvaise copie de ce qu’ils voient à la télévision.

Quel regard jetez-vous sur le rap sénégalais ?
On peut dire que les choses bougent. Comme son nom l’indique le rap galsen s’intéresse uniquement au Sénégal. En quelque sorte, c’est du « consommons local » du moment que les productions ne cartonnent qu’au Sénégal, l’extérieur étant exclu.
Le rap n’a pas d’identité, cela s’explique par le fait qu’un Sénégalais puisse écouter Lil Wayne, Rick Ross etc.
Cependant, le rap galsen ne marche pas dans la mesure où on n’utilise pas les sons galsen dans les discothèques mais plutôt des sons américains. Tel est le cas pour les spots publicitaires, ce qui veut dire que le rap galsen n’est pas véritablement consommé. Les rappeurs sénégalais n’essaient pas de rendre international leur rap. Ils se sont renfermés sur eux-mêmes. Ils n’essaient pas de conquérir d’autres horizons mais cherchent uniquement à satisfaire le public sénégalais, qui d’ailleurs ne l’est pas car si tel était le cas, il allait consommer comme il se doit les productions locales.
Les rappeurs ne parviennent même pas à écouler leurs albums. Au Sénégal, il n’y a pas de rappeurs milliardaires. Contrairement au Nigéria où on trouve des rappeurs qui vivent de leur métier et qui ne manquent de rien. Minimes sont ceux au Sénégal qui peuvent affirmer que le rap a fait d’eux des riches à quelques exceptions près. On a Awadi et qui d’autre ? Si on s’aventure à comparer les retombées financières des rappeurs sénégalais avec celles d’artistes étrangers notamment nigérians, le constat sera amer.

N’est-il pas possible d’exporter le rap galsen avec le wolof comme langue ?
Je vous donne l’exemple d’un Sénégalais qui écoute un son de Lil Wayne, il peut aimer la musique mais ne comprenant pas l’anglais, il ne va pas acheter un album de ce dernier. De la même façon, un étranger peut aimer un son d’un rappeur sénégalais mais n’achètera pas d’album car ne comprenant pas la langue. Le rap au Sénégal n’est pas considéré comme une industrie. De plus, si les rappeurs se retrouvaient autour de l’essentiel et faisaient taire leurs divergences, il y aurait une possibilité d'exporter notre rap. Mais cela est à relativiser.
Le monde avance, la technologie et les manières de faire aussi. De ce fait, il faut que les rappeurs sénégalais suivent cette évolution. Le rap est devenu partout une industrie sauf au Sénégal où il n’y a pas de grandes maisons de disques qui font de grands chiffres d’affaires, qui engagent de bons techniciens, qui investissent dans l’achat de matériels de production de pointe. Ce vocabulaire industriel est totalement absent dans le milieu du rap au Sénégal. Il y a un problème d’organisation, de structuration.

Que faut-il faire selon vous face à la mévente des productions artistiques ?
Il faut savoir que le public sénégalais consomme plus par écoute que par achat. Par conséquent, notre musique ne doit pas cibler uniquement les Sénégalais. Le Sénégal est un petit pays et le pouvoir d’achat des populations n’est pas énorme. Donc un artiste sénégalais, pour vivre de son propre art, ne doit pas se limiter uniquement au marché local. De plus, un artiste qu’il soit sculpteur, peintre, musicien aspire toujours à avoir une renommée universelle.
Les artistes doivent se produire en spectacle pour combler le vide créé par le non achat des productions locales mais cela nécessite des moyens financiers que n’ont pas la plupart des musiciens. C’est là le véritable problème du hip-hop sénégalais étant donné qu’il n’y a pas assez de producteurs capables d’organiser des spectacles et de payer de grands cachets aux artistes. 

Qui sont vos idoles dans le milieu de la musique ?
(Lick King)_Est mon idole, tout artiste qui fait de la bonne musique.
(M-one)_Le futur est mon idole par rapport à ce que je deviendrai musicalement parlant.
(Da Offishal)_La légende Michael Jackson est mon idole.

En dehors du rap, que faites vous dans la vie ?
(Lick King)_Je suis étudiant en troisième année en transport logistique à l’IMAN (Institut de Management).
(M-one)_Je suis étudiant en première année d’anglais à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
(Da Offishal)_Je suis étudiant en master 1 d’anglais à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Quels sont vos objectifs à court terme ?
Pour le moment, nous sommes dans les préparatifs de notre mixtape. Nous sommes un groupe ouvert et toute collaboration est la bienvenue. Ce n’est pas encore ficelé, mais nous sommes en pourparlers avec des artistes locaux pour sceller des partenariats. On ne se limite pas à la seule localité de Yoff, des collaborations avec des artistes venant des autres localités, de l’étranger peuvent aussi se nouer dans le futur. On a aussi des projets de tee-shirts dans la mesure où on assimile notre groupe à une entreprise au vrai sens du terme. Bref, on envisage de faire du business, ce qui nous permettra d’être autonomes et de pouvoir nous autoproduire.

dimanche 30 mars 2014

Road to Lisbon : de beaux duels en perspective pour les quarts de finale



La coupe aux grandes oreilles
L’instance dirigeante du football européen (Uefa) a procédé il y a plus d’une semaine au tirage au sort des quarts de finale de la ligue des champions 2013/2014.




Ainsi, le FC Barcelone, le Réal de Madrid, le Paris Saint Germain et Manchester United feront face respectivement à l’Atlético de Madrid, au Borussia Dortmund, à Chelsea FC et au Bayern de Munich.
L’Espagne se taille la part du lion en plaçant trois équipes en quarts de finale à savoir le Réal Madrid, le FC Barcelone et l’Atlético de Madrid.  L’Angleterre et l’Allemagne ont chacun deux représentants. Chelsea FC et Manchester United pour le premier nommé, le Bayern de Munich et le Borussia Dortmund pour le second. Le Paris Saint-Germain quant à lui représente l’hexagone.
Fait rare qui mérite d’être souligné, aucun des clubs italiens engagés en C1 cette année, n’est parvenu à se hisser en quarts de finale. Ces derniers ont eu des sorts différents. Si la Juventus de Turin et Naples ont été prématurément éliminés et reversés en Europa League, le Milan AC par contre, n’a été défait qu’en huitièmes de finale par une séduisante équipe de l’Atlético de Madrid.

FC Barcelone vs Atlético de Madrid  (aller 1ier avril, retour 9 avril)
Un quart de finale cent pour cent espagnol qui augure une belle opposition entre le F.C Barcelone qui n’a plus rien à démontrer en ligue des champions (vainqueur à quatre reprises en 1992, 2006, 2009 et 2011) et l’Atlético de Madrid qui se révèle d’année en année comme une des valeurs sûres du football ibérique.
Sous la houlette de son entraineur argentin Diégo Siméone, l’Atlético de Madrid est devenu une équipe redoutable tant en Espagne qu’en Europe. Les deux trophées d’Europa league remportés par le club madrilène en 2010 et 2012 le démontrent à suffisance.
Tout ceci pour dire que cette double confrontation sera âprement disputée et chacune des deux équipes a le potentiel pouvant lui permettre de se qualifier.

Réal de Madrid vs Borussia Dortmund (aller 2 avril, retour 8 avril)
Un duel aux allures de revanche si on sait que le Borussia Dortmund avait éliminé l’année dernière en demi-finale de la même compétition le Réal (aller 4-1 en faveur des jaune et noir ; retour 2-0 en faveur des merengues).
Cela augure un match alléchant dans la mesure où les deux équipes savent très bien jouer au football.
Cependant, les hommes de Jürgen Klopp semblent être moins performants si on compare leurs performances actuelles à celles de l’année dernière.
De plus, le départ de Mario Götze, jadis métronome de cette équipe peut handicaper le Borussia qui s’était appuyé sur le talent pur de l’international allemand et sur l’efficacité de l’attaquant polonais Lewandowski pour éliminer les merengues.
En bundesliga,  le Borussia n’arrive pas à suivre le rythme imprimé par le Bayern Munich qui caracole seul en tête (23 points d’écart entre les deux formations en seulement 26 journées).
A l’opposé du Borussia Dortmund, le Réal de Madrid affiche la santé cette saison.
En championnat, les merengues qui occupaient pendant longtemps la tête du championnat, ont perdu leur fauteuil de leader après s’être inclinés à deux reprises face à l’éternel rival le FC Barcelone et face au FC Séville . Ils sont parvenus néanmoins à se hisser en finale de la Coupe du Roi qui les mettra aux prises avec le FC Barcelone.
Le trio Bale, Benzema et Cristiano Ronaldo affole les compteurs tant en championnat qu’en coupe d’Europe.
Vu le potentiel énorme des merengues surtout sur le front de l’attaque, ils partent avec la faveur des pronostics.

Paris Saint-Germain vs Chelsea FC  (aller 2 avril, retour 8 avril)
La dernière confrontation en ligue des champions entre les deux formations remonte à la saison 2004/2005. Le PSG et le FC Chelsea partageaient alors la même poule et la double confrontation avait tourné à l’avantage des londoniens qui s’étaient imposés au Parc des princes sur le score de 3 à 0 avant d’être contraints au partage des points à Stamford Bridge (0-0).
Entre temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. En 2004, Chelsea amorçait sa révolution avec l’arrivée du milliardaire russe Roman Abramovitch. Depuis lors, le club londonien est devenu une équipe compétitive, ce qui lui a permis de glaner pas mal de trophées en Angleterre et en Europe (ligue des champions en 2012 et Europa league en 2013).
Le PSG quant à lui, avec l’arrivée aux commandes des richissimes qataris, s’est complètement  métamorphosé. En atteste le recrutement de stars du football comme Ibrahimovic, Thiago Motta, Thiago Silva, Lavezzi, Cavani, Lucas Moura pour ne citer que ceux-là. Avec ces renforts de taille, le PSG est passé du statut de petite équipe en C1 à celui de potentiel vainqueur.
Le club de la capitale, qui a fini de dominer l’hexagone (champion de France l’année dernière), est devenu une grosse cylindrée que redoute bon nombre de clubs du vieux continent. Eliminés l’année dernière au stade des quarts de finale par le F.C Barcelone, les parisiens ont montré qu’ils avaient le potentiel pour aller jusqu’au bout.
Ce duel est l’un des plus indécis car les deux clubs ont tous deux le potentiel pour passer au pallier suivant.
Cependant, l’expérience de Chelsea en ligue des champions mais surtout celle de son emblématique coach en l’occurrence José Mourinho, pourrait bien faire la différence dans ce duel.
La ligue des champions, « special one » la connait bien pour l’avoir déjà remporté à deux reprises avec le FC Porto en 2004 et avec l’Inter de Milan en 2010.

Manchester United vs Bayern Munich  (aller 1ier avril, retour 9 avril)
Le Bayern Munich, tenant du titre se frotte à un Manchester United méconnaissable après le départ de son mythique coach Sir Alex Fergusson.
Après vingt-sept années à la tête des mancuniens, Sir Alex Fergusson a tiré sa révérence à la suite de la saison 2012/2013. David Moyes qui lui a succédé tarde à confirmer tout le bien qu’on pensait de lui, si on sait que le technicien écossais a su sortir de l’anonymat l’autre club de la Mersey à savoir Everton.
Manchester United vit une saison 2013/2014 catastrophique malgré la qualité de son effectif. Après avoir été dominés 2 à 0 par les grecs de l’Olympiacos de Pirée en huitièmes de finale aller, les mancuniens sont parvenus à renverser la vapeur grâce à un triplé du Néerlandais Robbin Van Persie.
Le Bayern Munich, quant à lui marche sur l’eau cette saison. Après avoir raflé tous les trophées mis en jeu l’année dernière (championnat d’Allemagne, coupe d’Allemagne, ligue des champions, Supercoupe d’Europe et coupe du monde des clubs champions), le Bayern Munich coaché désormais par le stratège catalan Pep Guardiola est l’une des équipes les plus redoutées sur la scène européenne.
Avec un effectif composé de joueurs talentueux et très expérimentés comme Ribéry, Lahm, Robben, Schweinsteiger etc, le Bayern Munich  est sûr de remporter la bundesliga après seulement vingt-huit journées. Ceci montre que les bavarois partent largement favoris dans ce duel.
Néanmoins, les mancuniens désireux de sauver leur saison chaotique, peuvent compter sur les talents individuels de Rooney voire Van Persie (s’il se rétablit à temps de sa blessure)  pour se transcender et créer l’exploit.

jeudi 27 mars 2014

Dakar : un week-end sans eau

L'arrivée de la conduite à l'aéroport L.S.S

L'approvisionnement en eau potable d'une bonne partie de la capitale sénégalaise sera interrompu pendant quarante-huit heures (samedi et dimanche).

L'annonce a été faite hier sur le plateau du journal télévisé de la Radiodiffusion-Télévision Sénégalaise (RTS) par les directeurs généraux de la Société Nationale des Eaux du Sénégal (Sones) et de la Sénégalaise Des Eaux (SDE).
Anta Seck, directrice générale de la Sones et Mamadou Dia, directeur général de la SDE ont indiqué que l'usine de Keur Momar Sarr, qui alimente en eau plus de la moitié de Dakar, connaîtra un arrêt technique.
Selon ces derniers, il n'y a pas de quoi s'alarmer étant donné que cette fois-ci, la situation est parfaitement maîtrisée. Il s'agira juste pour des raisons sécuritaires de couvrir d'une couche de peinture la conduite d'eau reliant l'usine aux différentes zones de la capitale.
Pour rappel; au mois de septembre dernier, les populations dakaroises étaient restées trois semaines sans le liquide précieux du fait d'un accident intervenu sur la conduite de l'usine de Keur Momar Sarr.
Il a fallu l'intervention des partenaires du Sénégal comme la France, la Chine et l'acheminement d'une nouvelle conduite pour soulager les populations au bord du gouffre.
Malgré les tentatives des autorités concernées visant à rassurer les populations, ces dernières ont toujours en tête le calvaire causé par l'accident de septembre dernier.

lundi 24 mars 2014

Analyse de film

Titre : A la mémoire de Sinna
Auteur : 5ième promotion de Ciné-Ucad
Durée : 22 mn
Année : 2014
Résumé
Sinna et Mabel sont deux étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) qui vivent le parfait amour. Amoureux, complices et inséparables, ils le sont. 
Ils vivent un véritable conte de fée et leur amour n’était qu’un secret de polichinelle car connu de tous.
Mabel est un étudiant en Master et prépare sa soutenance de fin d’année.
Leurs journées à l’université, ils les passent ensemble. En promenade à la plage, les deux tourtereaux rêvent de leur avenir et font des projets.
Sinna annonce à son amoureux  son voyage à Thiès, sa ville d’origine. Les adieux sont émouvants tellement les deux amoureux ne supportent pas de rester éloigner l’un de l’autre.
Alors qu’il révisait avec son ami et compagnon de chambre, Mabel reçoit un coup de fil. On lui annonce que le bus qui transportait Sinna sur le chemin du retour, a fait un accident et qu’il y eu trois morts.
Traumatisés par l’annonce de la nouvelle, ils se rendent à l’hôpital. Une fois arrivés, le médecin leur annonce que malheureusement Sinna est l’une des trois victimes de l’accident.
Mabel est totalement bouleversé par le décès de Sinna et ne sait plus à quel Saint se vouer.
Dominé par son chagrin, il devient méconnaissable de par ses agissements. Il ne s’intéresse plus aux études, commence à fumer, à consommer de l’alcool, il hypothèque ainsi son avenir.
Malgré toutes les tentatives de son professeur-encadreur et de son ami de le faire revenir à la raison, sa situation va de mal en pis.
Complètement ivre dans une discothèque, il confond une fille à Sinna, qu’il croit toujours vivante.
Par hasard, il se rend à la plage même, où Sinna et lui avaient passé une belle journée. Les flash-back provoqués par la circonstance l’amènent à la raison.
Il se remet en question et décide de continuer ses études afin de réaliser un vœu cher à Sinna qui voulait que son petit-ami réussisse.
Epaulé par son professeur-encadreur et son ami, Mabel prépare sa soutenance dans les conditions idéales.
Naturellement, il réussit avec brio sa soutenance avec une mention Très Bien au grand bonheur de ses amis.
Auréolé de réussite et parchemin en main, il se rend à la tombe de Sinna pour lui dédier son diplôme.
Ce film réalisé par la cinquième promotion de Ciné-Ucad est un chef-d’œuvre à notre avis.
Le scénario tout comme la réalisation sont de qualité. De plus, on note un énorme progrès concernant les plans et les images du film qui répondent parfaitement aux critères de beauté d’une image que sont la netteté, la luminosité et le cadrage.