jeudi 15 janvier 2015

Attentat contre Charlie Hebdo : au nom de tout sauf d'Allah



Les frères Kouachi, bourreaux de Charlie Hebdo
Dans un contexte marqué par l’escalade de la violence dans pratiquement les quatre coins du globe, la “tragédie Charlie Hebdo” a montré une fois de plus à quel point la paix durable semble être une chimère dans ce monde.
Plus les jours passent, plus l’espoir de voir ce rêve se réaliser se dissipe tel un nuage.

Irrité, j’ai été quand j’ai su que des “Musulmans” ayant tué des personnes, ont proclamé le nom d’Allah pour justifier leur acte barbare.
Dans la matinée du 7 janvier, l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, a été la cible de deux hommes cagoulés (les frères Kouachi) qui étaient lourdement armés.
Ces derniers, informés de la tenue de la réunion de rédaction de l’hebdo, se sont introduits dans les locaux bien discrets du journal situé au 11ième arrondissement de Paris pour tuer froidement douze personnes.
Amedy Coulibaly, qui était lié à l’un des frères Kouachi, a quant à lui tué cinq personnes, ce qui fait un total de dix-sept personnes tuées en trois jours.
Faisant l’objet d’une traque sans précédent, les trois hommes ont été finalement abattus le 9 janvier après avoir désespérément pris en otage des personnes se trouvant dans une imprimerie (les frères Kouachi) et dans un supermarché (Amedy Coulibaly).  

La spirale de la violence
De l’Europe à l’Amérique en passant par l’Afrique et l’Asie, l’Islam radical continue de semer la violence et la terreur.
Des Talibans en Afghanistan aux sanguinaires de Boko Haram en passant par les rebelles Shebab, les crimes des bandits des temps modernes dépassent l’imaginaire et n’épargnent pas les Musulmans.
Le 15 décembre dernier en Australie, un ressortissant iranien a pris en otage les clients d’un Café pendant des heures avant d’en tuer deux. Il tombera finalement sous les balles des policiers.
Les rebelles Shebab quant à eux, sévissent en Somalie et au Kenya où leurs attaques ont fait perdre la vie à un nombre inestimable de personnes.
Le Nigéria et le Cameroun n’ont présentement qu’un seul souhait au plan sécuritaire : se débarrasser de Boko Haram.
Ce groupe terroriste dicte sa loi depuis des années dans le Nord du Nigéria et du Cameroun.
Désormais, un jour ne passe sans que cette secte islamiste ne fasse parler d’elle avec des rapts, des attentats kamikazes, des attaques éclairs qui dévastent des villages entiers provoquant le déplacement de milliers de personnes.
Boko Haram tue sans compter, pille les biens de populations innocentes, enrôle de force dans son armée les garçons et viole les femmes.
L’enlèvement de plus de deux cent lycéennes à Chibok par la secte montre toute la cruauté et la barbarie d’Aboubakar Shekau et sa bande qui sont sans pitié.
Une bonne partie du Mali a elle aussi été entre les mains de groupes armés qui revendiquent leur appartenance à l’Islam. Ce sont entre autres le Mouvement pour l’Unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), AQMI (Al Qaïda au Maghreb Islamique) qui ont fait souffrir le martyr aux populations du Nord.  
Émoi, consternation et indignation devaient être le sentiment de tout être humain suite au massacre de plus de cent personnes dans un lycée à Peshawar en Afghanistan. Cet acte, qui ne peut être que le fait de barbares, a été perpétré par les Talibans hostiles à l’Occident.
La liste est loin d’être exhaustive. Force est de constater que de nombreux groupes terroristes clamant leur appartenance à la religion musulmane voient le jour un peu partout dans le monde au grand dam des pays directement touchés par ce phénomène qui ne savent plus à quel Saint se vouer.
   
L’Islam, religion de paix et de tolérance
Le VIIème siècle a été l’avènement de l’Islam, une religion révélée à Mohamed (PSL) en Arabie.
Cette religion est intervenue dans un contexte où la majorité des habitants de cette contrée du monde était des animistes.
Nonobstant cela, ledit Prophète, fidèle aux recommandations de son Seigneur, a toujours prêché la paix et la tolérance dans un environnement hostile.
Les Musulmans, sous sa direction, ont toujours essayé de cohabiter en parfaite harmonie avec les communautés juive, chrétienne et animiste malgré les persécutions dont ils faisaient l’objet.
Il est impérieux de ne pas faire l’amalgame entre le radicalisme et le fanatisme de certains “Musulmans” et l’Islam tel que enseigné par le Prophète.
Cette religion est amour, paix et tolérance et les actes barbares perpétrés un peu partout dans le monde ne sauraient être imputés à de dignes Musulmans car ceux-ci savent à quel point la vie est sacrée.
Les bourreaux de Charlie Hebdo disent avoir perpétré cet attentat pour venger le Prophète Mouhamed (PSL) qui a fait l’objet d’une caricature de l’hebdomadaire français.
Ayant eu l’occasion à maintes reprises de bénéficier de la force divine pour faire mal à l’oppresseur, le prophète de l’Islam a préféré le pardon.
Ces attentats participent à crédibiliser les théories des détracteurs de l’Islam et par ricochet ternissent l’image de cette religion.
La conséquence est que les Musulmans qui vivent dans les contrées où des attaques de ce genre ont eu lieu, sont stigmatisés et font l’objet de représailles.
La profanation de certaines mosquées de l’Hexagone montre à quel point la vie des Musulmans peut être menacée.    

Halte à l’arrogance occidentale
L’Américain Samuel Huntington, dans son livre intitulé Le choc des civilisations paru en 1997, dixit : « A l’avenir, les chocs les plus dangereux risquent de provenir de l’interaction entre l’arrogance occidentale, l’intolérance musulmane et l’affirmation de soi chinoise. »
Ce paradigme a ouvert une nouvelle ère dans les relations internationales. Cette ère caractérisée par la bataille outrancière entre l’Occident et le monde musulman, a pris de l’ampleur avec les attentats des tours jumelles du World Trade Center aux États-Unis le 11 septembre 2001.
Les guerres en Irak, Afghanistan et Lybie le démontrent à suffisance. 
Cependant, cette théorie du choc des civilisations soutenue par Huntington, un penseur au service du capitalisme momentanément triomphant après la chute du mur de Berlin (1989) et la dislocation de l’Union des Républiques Socialistes et Soviétiques (URSS), ne saurait expliquer tous les heurts qui ont cours dans le monde.
En effet, des raisons politiques et surtout économiques (avec les importants gisements de pétroles et de réserves de gaz naturels des pays arabes) justifient pleinement la lutte sans merci que se livrent l’Occident et le monde Musulman.

Charlie Hebdo, un récidiviste forcené
L’Occident estime que sa civilisation est la meilleure et par conséquent n’hésite pas à émettre des critiques acerbes à l’encontre des Musulmans allant même jusqu’ à toucher ce que l’homme a de plus sacré : la foi.
L’Occident qui a fini de sacraliser la liberté d’expression, octroie relativement à l’individu le droit de dire tout ce qu’il pense.
Or, il est inconcevable dans une société digne de ce nom de permettre à des gens de dire tout ce qu’ils pensent même s’ils tiennent un discours blessant.
Dans la religion musulmane, même si le Coran ne stipule pas qu’on ne doit aucunement caricaturer le Prophète Mouhamed (PSL), les plus grands érudits s’accordent sur le fait qu’un tel acte est formellement interdit.
Dès lors, l’hebdomadaire Charlie Hebdo qui a été incendié en 2011 pour cette raison, se devait de faire montre de retenue pour ne pas offenser une fois de plus des millions d’individus. Comme dit le vieil adage : « Un homme averti en vaut deux ».
Dire « Je suis Charlie » pour un Musulman, implique qu’on est totalement en phase avec la manière de faire de cet hebdomadaire.
L’humain aussi athée soit-il, doit condamner la tuerie consécutive aux publications de Charlie Hebdo mais il est temps que les Occidentaux sachent que la liberté d’expression a bel et bien des limites.
J’en veux pour preuve l’interdiction de proférer des critiques à l’encontre de la communauté juive d’Occident.
Des personnes comme l’humoriste français Dieudonné ont, à maintes reprises, été interpellé pour cela.
Voila la preuve manifeste d’une justice à deux vitesses avec des Juifs qui sont surprotégés et des Musulmans qui ne le sont pas du tout.
Ces évènements que les Français viennent de vivre et qu’ils ne sont prêts à oublier, montrent à quel point il est dangereux de jouer avec les croyances des uns et des autres.
L’Occident, doit plus que jamais, accepter le droit qu’ont les autres à être différents. 
La pensée unique qu’il essaye d’imposer partout ne saurait triompher.   

Dieudonné en garde à vue

mardi 13 janvier 2015

Audio : conférence des "Xonx Boppa"




La famille « Xonx Boppa », une des onze lignées de la communauté léboue, a organisé une conférence le samedi 20 décembre à la place de prière de Yoff.
Animé par l’historien Omar Ngalla Guèye, cet exposé avait pour thème : « La solidarité, fondement de la création des Xètes chez les Lébous ».
Le conférencier a passé en revue l’histoire des Lébous et invité ces derniers à un retour aux valeurs face à la dégradation des mœurs.



vendredi 26 décembre 2014

Gala de l’ANPS : l’excellence sportive fêtée



Gorgui Sy Dieng, meilleur sportif sénégalais en 2014
Le Grand théâtre national a vécu le dimanche 21 décembre au rythme de la 9ième édition du gala de l’Association Nationale de la Presse Sportive (ANPS).
Lancé en 2000, ce gala récompense chaque année les meilleurs sportifs sénégalais toutes disciplines confondues.

Pour cette édition dont le parrain est feu Maguette Diack, frère de Lamine Diack, président de l’International Association of Athletics Federations (IAAF), 44 rédactions ont participé aux votes qui ont consacré Ibrahima Diop, Sadio Mané, Gorgui Sy Dieng et Serigne Dia “Bombardier”.
Le premier nommé, sociétaire du Jaaraf de Dakar, s’est adjugé le trophée du meilleur footballeur local.
Sadio Mané, l’attaquant des Lions de la téranga qui évolue à Southampton en Premier League, a été élu meilleur joueur sénégalais évoluant à l’étranger.
Gorgui Sy Dieng qui évolue dans le championnat américain de basketball (NBA), a été élu meilleur sportif de l’année grâce à la belle participation de l’équipe de basket du Sénégal à la coupe du monde en Espagne (le Sénégal a réussi à se hisser au second tour pour la première fois de son histoire).
Serigne Dia “Bombardier”, le désormais « Roi des arènes » qui a détrôné Balla Gaye II, a remporté le titre de meilleur lutteur.
Venu présider la manifestation, Mactar Bâ, le ministre des sports, a profité de cette tribune pour magnifier à sa juste valeur le travail colossal abattu par l’ANPS depuis sa création.
« Monsieur le Président, plus qu’un partenaire l’ANPS que vous avez l’honneur de diriger avec beaucoup de doigtée et d’habilité, constitue un acteur avisé et un conseil légitime du sport sénégalais…Par un système de management approprié et efficace mettant en synergie toutes les compétences de la presse sportive nationale, vous avez réussi à apporter une contribution significative à la politique sportive nationale qui ambitionne d’élargir les bases de la pratique à toutes les couches de la population et d’être performant à l’échelle internationale. », a-t-il dit.
Sachant parfaitement qu’un sportif a besoin de bons dirigeants à ses côtés pour se hisser au plus haut niveau et marquer de son empreinte sa discipline, l’ANPS a voulu rendre un hommage mérité à ces travailleurs de l’ombre qui hélas ne sont plus de ce monde.
C’est ainsi que Ababacar Ndir (journaliste de formation et un des fondateurs de l’US Rail), Ousmane Ndiaye (ancien directeur technique national et directeur du SNEIPS de Thiès), Xavier Boissy (ancien président de la fédération sénégalaise de judo et disciplines assimilées) et Garang Coulibaly (ancien secrétaire général de la Fédération Africaine d’Athlétisme), ont été récompensés à titre posthume.
Les légendes vivantes du sport sénégalais n’ont pas été en reste. Mor Sina Seck (courses hyppiques), Fatou Cissokho (athlétisme), Mbaye Guèye, “Le Tigre de Fass” (lutte), Oumar Guèye Samb (football) et Ibrahima Coulibaly (football) ont ainsi été primés.
Pour la délicatesse de la tâche et le travail remarquable effectué dans le cadre de la lutte contre l’épidémie d’Ebola, Awa Marie Coll Seck, la ministre de la santé et de l’action sociale qui se trouve être une ancienne basketteuse, s’est vue décerner le trophée de femme de l’année.
Le trophée officiel et celui de l’excellence reviennent respectivement à Djibril Camara, arbitre-assistant sénégalais ayant participé à la dernière coupe du monde de football et à l’équipe de basket masculine.
Selon Mamadou Koumé, président de l’ANPS, ladite structure participe à la valorisation du métier de reporter sportif et à l’amélioration des conditions de travail de ce dernier.
« Aujourd’hui les actions de l’ANPS sont surtout axées sur l’amélioration des conditions de travail des journalistes notamment dans les sites de compétition, une meilleure prise en charge de la spécialité dans les rédactions et le suivi des relations avec les fédérations et les mouvements sportifs. », a-t-il fait savoir.
Pour joindre l’utile à l’agréable, des artistes se sont produits devant un public venu nombreux répondre à l’appel de l’ANPS.
Metzo Diatta, le ballet “Espoirs de la banlieue” de Pikine,  Gorgui Ndiaye et Alioune Mbaye Nder se sont ainsi succédés sur scène au grand bonheur des uns et des autres qui n’ont pu s’empêcher d’esquisser des pas de danse parce que emportés par les belles mélodies.

mardi 23 décembre 2014

Cristiano Ronaldo pour la passe de deux



Cristiano Ronaldo en duel avec Mario Gotze
Après avoir remporté le ballon d’or en 2008, Cristiano Ronaldo a dû prendre son mal en patience durant quatre longues années pour gagner à nouveau cette distinction oh combien importante en 2013. Le portugais a à cœur d’être le meilleur joueur du monde pour la deuxième année d’affilée.

« Il a les jambes d’un sprinteur, le physique d’un coureur de demi-fond et les cuisses d’un sauteur en hauteur. La différence est qu’il a tous ces atouts dans un seul corps. ».
C’est la conclusion des scientifiques suite à une série de tests sur Cristiano Ronaldo réalisée dans un laboratoire à Madrid et commanditée par Castrol Edge. Ce sponsor de la star planétaire a voulu comprendre ce qui distingue Cristiano Ronaldo des autres joueurs de football. Edifiant est le résultat. Ce joueur est tout simplement incomparable du point de vue morphologique.
C’est le 5 février 1985 à Funchal qu’est né le meilleur joueur portugais de tous les temps. Si on se réfère aux statistiques de Cristiano depuis ses débuts professionnels avec le Sporting de Lisbonne, il dépasse de loin le mythique Eusébio, le charismatique Luis Figo ou encore l’artiste Rui Costa.
Puissance, vitesse, technique et surtout efficacité sont à mettre à l’actif de ce joueur au talent grandissime qui ne cesse d’émerveiller le monde.
Au fil des années, l’enfant prodige du foot portugais est devenu une machine à marquer des buts. Pratiquement, toutes les pelouses du vieux continent sont devenues le théâtre de ses exploits.
Cristiano Ronaldo n’a pas usurpé sa place parmi les nominés au ballon d’or mondial 2014. La saison écoulée fut l’une des plus abouties du Lusitanien sous les couleurs merengues.
Avec quatre titres à la clé et pas des moindres (Coupe du roi, Ligue des Champions, Supercoupe d’Europe et Coupe du monde des clubs champions), le portugais a augmenté des lignes à son palmarès déjà plus qu’élogieux.
La décima en Champion’s League, les Socios l’attendaient depuis un lustre. Eh bien,  Ronaldo a été l’un des principaux artisans de la belle épopée des Galactiques qui s’est soldée par une belle victoire (4 à 1) en finale face à l’Atlético de Madrid, l’ennemi juré.
En scorant à 17 reprises (2 pénaltys seulement) lors de la campagne 2013/2014 en Ligue européenne des champions, Cristiano est non seulement devenu le meilleur buteur de cette édition, mais aussi le recordman de buts en une édition.
Il est aussi, avec 72 buts, le deuxième meilleur buteur de l’histoire de la Ligue des champions juste derrière Lionnel Messi qui en compte 74.
Le seul hic pour Cristiano dans la course au ballon d’or 2014 est à rechercher dans la piètre participation du Portugal à la coupe du monde.
Réussissant à se qualifier au mondial grâce à Ronaldo lors d’un duel face à la Suède en barrages, le Portugal n’a été que l’ombre de lui-même dans cette compétition. Corrigé d’entrée de jeu par l’Allemagne (4-0), le Portugal n’est pas parvenu à sauver sa tête malgré les quatre points engrangés (match nul contre les Etats-Unis et victoire contre le Ghana).
Le football étant un sport collectif, on ne saurait imputer à Cristiano la responsabilité de la déroute portugaise au World Cup brésilien.
Néanmoins, le beau parcours durant cette compétition phare du football de l’un des prétendants au ballon d’or à savoir Messi, pourrait jouer en sa défaveur lors du vote.
Sur l’ensemble de la saison, Cristiano mériterait le ballon d’or grâce à ses performances individuelles et aux titres remportés avec les Merengues.