Est journaliste, celui qui, respectueux des règles d’éthique et de déontologie, informe juste et vrai.
jeudi 22 janvier 2015
mardi 20 janvier 2015
jeudi 15 janvier 2015
Attentat contre Charlie Hebdo : au nom de tout sauf d'Allah
![]() |
| Les frères Kouachi, bourreaux de Charlie Hebdo |
Dans un contexte marqué par
l’escalade de la violence dans pratiquement les quatre coins du globe, la “tragédie
Charlie Hebdo” a montré une fois de plus à quel point la paix durable semble
être une chimère dans ce monde.
Plus les jours passent, plus
l’espoir de voir ce rêve se réaliser se dissipe tel un nuage.
Irrité,
j’ai été quand j’ai su que des “Musulmans” ayant tué des personnes, ont
proclamé le nom d’Allah pour justifier leur acte barbare.
Dans
la matinée du 7 janvier, l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, a été la cible de deux hommes cagoulés (les frères
Kouachi) qui étaient lourdement armés.
Ces
derniers, informés de la tenue de la réunion de rédaction de l’hebdo, se sont
introduits dans les locaux bien discrets du journal situé au 11ième
arrondissement de Paris pour tuer froidement douze personnes.
Amedy
Coulibaly, qui était lié à l’un des frères Kouachi, a quant à lui tué cinq
personnes, ce qui fait un total de dix-sept personnes tuées en trois jours.
Faisant
l’objet d’une traque sans précédent, les trois hommes ont été finalement
abattus le 9 janvier après avoir désespérément pris en otage des personnes se
trouvant dans une imprimerie (les frères Kouachi) et dans un supermarché (Amedy
Coulibaly).
La spirale de la violence
De
l’Europe à l’Amérique en passant par l’Afrique et l’Asie, l’Islam radical
continue de semer la violence et la terreur.
Des
Talibans en Afghanistan aux sanguinaires de Boko Haram en passant par les
rebelles Shebab, les crimes des bandits des temps modernes dépassent
l’imaginaire et n’épargnent pas les Musulmans.
Le
15 décembre dernier en Australie, un ressortissant iranien a pris en otage les
clients d’un Café pendant des heures avant d’en tuer deux. Il tombera
finalement sous les balles des policiers.
Les
rebelles Shebab quant à eux, sévissent en Somalie et au Kenya où leurs attaques
ont fait perdre la vie à un nombre inestimable de personnes.
Le
Nigéria et le Cameroun n’ont présentement qu’un seul souhait au plan
sécuritaire : se débarrasser de Boko Haram.
Ce
groupe terroriste dicte sa loi depuis des années dans le Nord du Nigéria et du Cameroun.
Désormais,
un jour ne passe sans que cette secte islamiste ne fasse parler d’elle avec des
rapts, des attentats kamikazes, des attaques éclairs qui dévastent des villages
entiers provoquant le déplacement de milliers de personnes.
Boko
Haram tue sans compter, pille les biens de populations innocentes, enrôle de
force dans son armée les garçons et viole les femmes.
L’enlèvement
de plus de deux cent lycéennes à Chibok par la secte montre toute la cruauté et
la barbarie d’Aboubakar Shekau et sa bande qui sont sans pitié.
Une
bonne partie du Mali a elle aussi été entre les mains de groupes armés qui
revendiquent leur appartenance à l’Islam. Ce sont entre autres le Mouvement pour l’Unicité du Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), AQMI (Al Qaïda au Maghreb Islamique) qui
ont fait souffrir le martyr aux populations du Nord.
Émoi,
consternation et indignation devaient être le sentiment de tout être humain suite
au massacre de plus de cent personnes dans un lycée à Peshawar en Afghanistan.
Cet acte, qui ne peut être que le fait de barbares, a été perpétré par les
Talibans hostiles à l’Occident.
La
liste est loin d’être exhaustive. Force est de constater que de nombreux
groupes terroristes clamant leur appartenance à la religion musulmane voient le
jour un peu partout dans le monde au grand dam des pays directement touchés par
ce phénomène qui ne savent plus à quel Saint se vouer.
L’Islam, religion de paix et de
tolérance
Le
VIIème siècle a été l’avènement de l’Islam, une religion révélée à Mohamed
(PSL) en Arabie.
Cette
religion est intervenue dans un contexte où la majorité des habitants de cette
contrée du monde était des animistes.
Nonobstant
cela, ledit Prophète, fidèle aux recommandations de son Seigneur, a toujours
prêché la paix et la tolérance dans un environnement hostile.
Les
Musulmans, sous sa direction, ont toujours essayé de cohabiter en parfaite
harmonie avec les communautés juive, chrétienne et animiste malgré les persécutions dont
ils faisaient l’objet.
Il
est impérieux de ne pas faire l’amalgame entre le radicalisme et le fanatisme
de certains “Musulmans” et l’Islam tel que enseigné par le Prophète.
Cette
religion est amour, paix et tolérance et les actes barbares perpétrés un peu
partout dans le monde ne sauraient être imputés à de dignes Musulmans car
ceux-ci savent à quel point la vie est sacrée.
Les
bourreaux de Charlie Hebdo disent
avoir perpétré cet attentat pour venger le Prophète Mouhamed (PSL) qui a fait
l’objet d’une caricature de l’hebdomadaire français.
Ayant
eu l’occasion à maintes reprises de bénéficier de la force divine pour faire
mal à l’oppresseur, le prophète de l’Islam a préféré le pardon.
Ces
attentats participent à crédibiliser les théories des détracteurs de l’Islam et
par ricochet ternissent l’image de cette religion.
La
conséquence est que les Musulmans qui vivent dans les contrées où des attaques
de ce genre ont eu lieu, sont stigmatisés et font l’objet de représailles.
La
profanation de certaines mosquées de l’Hexagone montre à quel point la vie des
Musulmans peut être menacée.
Halte à l’arrogance occidentale
L’Américain
Samuel Huntington, dans son livre intitulé Le
choc des civilisations paru en 1997, dixit : « A l’avenir, les chocs les plus dangereux
risquent de provenir de l’interaction entre l’arrogance occidentale,
l’intolérance musulmane et l’affirmation de soi chinoise. »
Ce
paradigme a ouvert une nouvelle ère dans les relations internationales. Cette
ère caractérisée par la bataille outrancière entre l’Occident et le monde
musulman, a pris de l’ampleur avec les attentats des tours jumelles du World
Trade Center aux États-Unis le 11 septembre 2001.
Les
guerres en Irak, Afghanistan et Lybie le démontrent à suffisance.
Cependant,
cette théorie du choc des civilisations soutenue par Huntington, un penseur au
service du capitalisme momentanément triomphant après la chute du mur de Berlin
(1989) et la dislocation de l’Union
des Républiques Socialistes et Soviétiques
(URSS), ne saurait expliquer tous les heurts qui ont cours dans le monde.
En
effet, des raisons politiques et surtout économiques (avec les importants
gisements de pétroles et de réserves de gaz naturels des pays arabes)
justifient pleinement la lutte sans merci que se livrent l’Occident et le monde
Musulman.
Charlie
Hebdo, un
récidiviste forcené
L’Occident
estime que sa civilisation est la meilleure et par conséquent n’hésite pas à
émettre des critiques acerbes à l’encontre des Musulmans allant même jusqu’ à
toucher ce que l’homme a de plus sacré : la foi.
L’Occident
qui a fini de sacraliser la liberté d’expression, octroie relativement à
l’individu le droit de dire tout ce qu’il pense.
Or,
il est inconcevable dans une société digne de ce nom de permettre à des gens de
dire tout ce qu’ils pensent même s’ils tiennent un discours blessant.
Dans
la religion musulmane, même si le Coran ne stipule pas qu’on ne doit aucunement
caricaturer le Prophète Mouhamed (PSL), les plus grands érudits s’accordent sur
le fait qu’un tel acte est formellement interdit.
Dès
lors, l’hebdomadaire Charlie Hebdo qui
a été incendié en 2011 pour cette raison, se devait de faire montre de retenue
pour ne pas offenser une fois de plus des millions d’individus. Comme dit le
vieil adage : « Un homme averti
en vaut deux ».
Dire
« Je suis Charlie » pour un
Musulman, implique qu’on est totalement en phase avec la manière de faire de
cet hebdomadaire.
L’humain
aussi athée soit-il, doit condamner la tuerie consécutive aux publications de Charlie Hebdo mais il est temps que les
Occidentaux sachent que la liberté d’expression a bel et bien des limites.
J’en
veux pour preuve l’interdiction de proférer des critiques à l’encontre de la
communauté juive d’Occident.
Des
personnes comme l’humoriste français Dieudonné ont, à maintes reprises, été
interpellé pour cela.
Voila
la preuve manifeste d’une justice à deux vitesses avec des Juifs qui sont
surprotégés et des Musulmans qui ne le sont pas du tout.
Ces
évènements que les Français viennent de vivre et qu’ils ne sont prêts à
oublier, montrent à quel point il est dangereux de jouer avec les croyances des
uns et des autres.
L’Occident,
doit plus que jamais, accepter le droit qu’ont les autres à être différents.
La
pensée unique qu’il essaye d’imposer partout ne saurait triompher.
mardi 13 janvier 2015
Audio : conférence des "Xonx Boppa"
La
famille « Xonx Boppa », une des onze lignées de la communauté léboue, a
organisé une conférence le samedi 20 décembre à la place de prière de Yoff.
Animé
par l’historien Omar Ngalla Guèye, cet exposé avait pour thème : « La
solidarité, fondement de la création des Xètes chez les Lébous ».
Le
conférencier a passé en revue l’histoire des Lébous et invité ces derniers à un
retour aux valeurs face à la dégradation des mœurs.
vendredi 26 décembre 2014
Gala de l’ANPS : l’excellence sportive fêtée
![]() |
| Gorgui Sy Dieng, meilleur sportif sénégalais en 2014 |
Le
Grand théâtre national a vécu le dimanche 21 décembre au rythme de la 9ième
édition du gala de l’Association Nationale de la Presse Sportive (ANPS).
Lancé
en 2000, ce gala récompense chaque année les meilleurs sportifs sénégalais
toutes disciplines confondues.
Pour cette édition dont le
parrain est feu Maguette Diack, frère de Lamine Diack, président de l’International Association of Athletics
Federations (IAAF), 44 rédactions
ont participé aux votes qui ont consacré Ibrahima Diop, Sadio Mané, Gorgui Sy
Dieng et Serigne Dia “Bombardier”.
Le premier nommé, sociétaire du
Jaaraf de Dakar, s’est adjugé le trophée du meilleur footballeur local.
Sadio Mané, l’attaquant des Lions
de la téranga qui évolue à Southampton en Premier League, a été élu meilleur
joueur sénégalais évoluant à l’étranger.
Gorgui Sy Dieng qui évolue dans
le championnat américain de basketball (NBA), a été élu meilleur sportif de
l’année grâce à la belle participation de l’équipe de basket du Sénégal à la
coupe du monde en Espagne (le Sénégal a réussi à se hisser au second tour pour
la première fois de son histoire).
Serigne Dia “Bombardier”, le
désormais « Roi des arènes » qui a détrôné Balla Gaye II, a remporté
le titre de meilleur lutteur.
Venu présider la manifestation,
Mactar Bâ, le ministre des sports, a profité de cette tribune pour magnifier à
sa juste valeur le travail colossal abattu par l’ANPS depuis sa création.
« Monsieur le Président, plus qu’un partenaire l’ANPS que vous avez
l’honneur de diriger avec beaucoup de doigtée et d’habilité, constitue un
acteur avisé et un conseil légitime du sport sénégalais…Par un système de
management approprié et efficace mettant en synergie toutes les compétences de
la presse sportive nationale, vous avez réussi à apporter une contribution
significative à la politique sportive nationale qui ambitionne d’élargir les
bases de la pratique à toutes les couches de la population et d’être performant
à l’échelle internationale. », a-t-il dit.
Sachant parfaitement qu’un
sportif a besoin de bons dirigeants à ses côtés pour se hisser au plus haut
niveau et marquer de son empreinte sa discipline, l’ANPS a voulu rendre un
hommage mérité à ces travailleurs de l’ombre qui hélas ne sont plus de ce
monde.
C’est ainsi que Ababacar Ndir
(journaliste de formation et un des fondateurs de l’US Rail), Ousmane Ndiaye
(ancien directeur technique national et directeur du SNEIPS de Thiès), Xavier
Boissy (ancien président de la fédération sénégalaise de judo et disciplines
assimilées) et Garang Coulibaly (ancien secrétaire général de la Fédération
Africaine d’Athlétisme), ont été récompensés à titre posthume.
Les légendes vivantes du sport
sénégalais n’ont pas été en reste. Mor Sina Seck (courses hyppiques), Fatou
Cissokho (athlétisme), Mbaye Guèye, “Le Tigre de Fass” (lutte), Oumar Guèye
Samb (football) et Ibrahima Coulibaly (football) ont ainsi été primés.
Pour la délicatesse de la tâche
et le travail remarquable effectué dans le cadre de la lutte contre l’épidémie d’Ebola, Awa
Marie Coll Seck, la ministre de la santé et de l’action sociale qui se trouve
être une ancienne basketteuse, s’est vue décerner le trophée de femme de
l’année.
Le trophée officiel et celui de
l’excellence reviennent respectivement à Djibril Camara, arbitre-assistant
sénégalais ayant participé à la dernière coupe du monde de football et à
l’équipe de basket masculine.
Selon Mamadou Koumé, président de
l’ANPS, ladite structure participe à la valorisation du métier de reporter
sportif et à l’amélioration des conditions de travail de ce dernier.
« Aujourd’hui les actions de l’ANPS sont surtout axées sur l’amélioration
des conditions de travail des journalistes notamment dans les sites de
compétition, une meilleure prise en charge de la spécialité dans les rédactions
et le suivi des relations avec les fédérations et les mouvements sportifs.
», a-t-il fait savoir.
Pour joindre l’utile à l’agréable,
des artistes se sont produits devant un public venu nombreux répondre à l’appel
de l’ANPS.
Metzo Diatta, le ballet “Espoirs
de la banlieue” de Pikine, Gorgui Ndiaye
et Alioune Mbaye Nder se sont ainsi succédés sur scène au grand bonheur des uns
et des autres qui n’ont pu s’empêcher d’esquisser des pas de danse parce que
emportés par les belles mélodies.
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